A la une:
• Utilisation de la télédétection pour l'estimation du stock des huîtres sauvages en baie de Bourgneuf...
• Gérard Viaud candidat pour l'intérim conchylicole...
• Shemas Régionaux de Développement de l'Aquaculture... Yannick Moreau, député de Vendée questionne le Ministre...
• Bassin d'Arcachon: le grand retour du naissain...
• Au passage,un élevage d'huîtres inquiète les résidents - Plougastel-Daoulas...
•; Bouin : Une écloserie expérimentale à la station Ifremer...
•; Le pêcheurs à pied professionnel répond de 12t d'huîtres volés...
•; L'estuaire de la Gironde au secours de l'huître...
•; Surmortalité des jeunes huîtres. Le virus aurait muté dès 2004!...
•; Les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau!...
•; Mortalité brutale et massive de naissains d'huîtres à Noirmoutier...
•; Baisse de la mortalité des huîtres en 2011...
•; Vols d'huîtres en recrudescence...
•; L'Etat débloque de nouveaux fonds d'indemnisation...
•; Les ostréiculteur de Charente pensent à leur avenir...
•; La région Bretagne et l'Etat renouvellent leurs aides à la filière...
•; Les ostréiculteur traditionnels en guerre contre la triploïde...
•; Des parcs mieux signalés...
•; Quelles aides pour la profession en 2011?...
•; Mortalité : Ifremer n'a pas de solution miracle...
•; L'ostréiculture traditionnelle au bord du gouffre...
•; Mortalités des huîtres: le plan de bataille...
•; Huîtres:les naissains ne viendront pas du Japon...
•; Pêche à pied professionnelle:inquiétude en Bretagne...
•; Mortalité des huîtres : Les ostréiculteurs pas tous innocents...
•; Mortalité : Une arme secrète pour sauver les huîtres...
•; 2011 : une année cruciale pour les ostréiculteurs...
•; Composition de la Commission Cultures Marines en Loire Atlantique...
•; Assise de la conchyliculture: 50 propositions pour soutenir la filière...
•; Mémoire d'ostréiculteur...
•; Mortalité des huîtres : Les professionnels ripostent...
•; Huître triploïde:une manipulation bien cachée...
•; Soutenir les jachères plutôt que de piller les gisements naturels...
•; Huîtres nées en mer : des ostréiculteurs aux techniques naturelles...
•; Des huîtres triploïdes plus résistantes...
•; Des huîtres plus rares et plus chères...

 
Utilisation de la télédétection pour l'estimation du stock des huîtres sauvages en baie de Bourgneuf
Depuis 2008, les épisodes de surmortalités estivales touchant le naissain ont été observésen baie de Bourgneuf, comme sur l’ensemble des littoraux français.Les mortalités concernent désormais des individus adultes potentiellement commercialisables.
Dans cette situation, les huîtres sauvages formant des récifs naturels sur les zones rocheuses sont devenues une ressource d’intérêt économique, dont la récolte permettrait à certains professionnels d’atténuer les pertes de leur stock enélevage.
Cependant,les zones rocheuses colonisées par les huîtres sauvages font également l’objet d’une cueillette traditionnelle par les pêcheurs à pieds de loisir et les réglementations pour leur exploitation ont entrainé une situation conflictuelle entre les différents acteurs, professionnels ou de loisir, du littoral.
Il parait donc nécessaire d’obtenir des cartographies régulières de la distribution spatiale des stocks d’huîtres sauvages afin
de définir des mesures de gestion de la ressource et d’accorder les quotas de pêche.

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’intérêt d’une méthodologie permettant d’améliorer l’estimation des stocks d’huîtres sauvages et d’obtenir des données plus régulières de leur évolut ion temporelle. Cette méthode repose sur l’utilisation de la téléd étection spatiale et aéroportée déjà utilisée pour cartographier les différentes formations végétales de l’estran et qui pourrait permettre une cartographie des huîtres sauvages.
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Gérard Viaud candidat pour l’intérim conchylicole
Edition du 12 mars 2013 : Le Breton Goulven Brest est démissionnaire. Le Charentais-Maritime Gérald Viaud, actuel vice-président de l’organisation, est candidat pour lui succéder.
Le 19 juin prochain, le poste de président du Comité national de la conchyliculture (CNC) sera disponible à Paris. Et un Charentais-Maritime pourrait bien occuper la fonction.
Pour une période d’intérim s’étirant jusqu’à la date de renouvellement statutaire du Comité national, qui interviendra en 2014, après le renouvellement des comités régionaux conchylicoles. Cette élection printanière en cours de mandat est provoquée par la démission du président national en place, le Breton Goulven Brest (lire ci-dessous). Son vice-président, le Charentais-Maritime Gérald Viaud, a déjà fait savoir qu’il sera candidat pour assurer l’intérim qui s’ouvrira alors.
Son intention, le producteur de la Seudre la déclarait à Paris, il y a une quinzaine de jours, au concert des sept présidents de comités régionaux français (de la Normandie à la Méditerranée), qui avait inscrit la question de la succession de Goulven Brest à l’ordre du jour. Des présidents de centres de production conchylicoles qui semblent être tombés d’accord sur le nom du Charentais-Maritime. Une semaine plus tard, Gérald Viaud réitérait alors son annonce, mais cette fois devant le bureau du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, à Marennes. Et mercredi dernier, à Fouras, c’est le conseil du même Comité régional, qui recevait l’information.
Prudent quant à l’issue du scrutin de juin, Gérald Viaud explique que, d’ici là, des présidents d’autres bassins peuvent changer d’avis et se présenter, même s’ils ont donné leur accord verbal de ne pas interférer dans sa candidature. Comme peuvent surgir des candidatures d’autres représentants des bassins de production, simples membres du comité national, et éligibles eux aussi.

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Schemas Régionaux de Développement de l'Aquaculture... Yannick Moreau, député de Vendée questionne le Ministre
Nous en parlions en Août 2011, le Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire de l'époque avait estimé nécessaire de légiférer sur cette question…l’article 85 de la loi n°2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) a inséré un article L. 923-1-1 dans le code rural et de la pêche maritime. Cet article prévoit l’élaboration de schémas régionaux de développement de l’aquaculture marine (SRDAM).
Concrètement, ces schémas recensent les sites existants de cultures marines, mais également les sites propices au développement de l'aquaculture, pouvant ainsi réduire les espaces fréquentés par les pêcheurs de loisir.
En région Aquitaine, la consultation publique règlementaire d'un mois est clôturée depuis le 11 novembre dernier. Celle concernant le projet SDRAM Poitou Charentes se termine le 26 décembre prochain. (sur ce lien)
A ce jour nous n'avons pas connaissance du projet concernant les Pays de Loire, mais nous restons vigilants, tant la tentation est forte des professionnels de vouloir s'octroyer l'estran disponible de notre région.
Par une question écrite au Ministre
délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l'activité aquacole des littoraux français, le 9 octobre dernier, Yannick MOREAU, député maire d'Olonne attire l'attention sur l'urgence de la mise en place de ces SDRAM. La réponse du ministre confirme les enjeux de ces projets, et s'engage à tout mettre en oeuvre pour aboutir à leur adoption dans les délais les plus brefs.

 
 
Bassin d'Arcachon : le grand retour du naissain
3 novembre 2012: Après cinq ans de disette, les tuiles sont cette année recouvertes de petites huîtres. Les ostréiculteurs peuvent enfin respirer. Ici, la nature décide. Ici, la nature se fout d'Internet, de la crise financière et des gouvernements. Ici, c'est elle qui commande. L'ostréiculteur retrouve sa place, entre le ciel et l'eau. Et depuis cinq ans, il mesurait la fragilité des choses et des êtres. Il avait beau poser des milliers de tuiles dans ses parcs, les huîtres ne venaient pas. Depuis cinq ans, le naissain était misérable.
Quand le Gujanais Jean-Michel Ariscon a retourné ses tuiles dans l'eau, ce fut comme un petit miracle. « Oui, j'ai vu que c'était bon. Elles étaient recouvertes de petits points noirs, en fait des toutes petites huîtres. Alors que les autres années, on avait 40 ou 50 huîtres par tuile, là, il y en avait 1 500 voire 2 000. Le 29 septembre, c'était vraiment un bon moment. »
Parce que la générosité de cette nature qui préside à toutes choses sur le Bassin était tant et tant attendue. Au manque de naissain, se sont aussi ajoutés à la même époque les ravages dans les parcs causés par un herpès virus qui tue 60 à 70 % des stocks de jeunes huîtres au printemps, dès que la température de l'eau est à 16 degrés."on a géré la pénurie avec de vieilles huîtres. On a ramassé toutes les bêtes que l'on pouvait. On n'a pas vendu de naissain, on a tout gardé pour nous." Les Ariscon sont ostréiculteurs à Gujan depuis cinq générations, après que l'ancêtre eut quitté son pays basque pour le Bassin. Et si le bateau s'appelle « Bortzgarena », c'est parce que cela veut dire « cinquième » en basque.« On s'en est toujours sorti. Même dans les années 70, quand les huîtres portugaises ont crevé. Alors, je me suis dit que le naissain allait forcément revenir un jour. »
Il est donc là. Surtout parce que le temps a accordé sa clémence aux ostréiculteurs du Bassin. « Le captage, ça se joue en dix ou douze jours, explique-t-il. Il faut poser les collecteurs au bon moment, qu'il fasse beau, que l'eau soit chaude. » Comme cet été, au début août.Jean-Michel Ariscon avait même en 2008 acheté des huîtres d'écloserie. « Elles ont claqué à plus de 50 % alors j'ai arrêté de jeter les chèques dans l'eau. » Les tuiles bien garnies permettent d'envisager l'avenir avec plus de sérénité.

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Au Passage, un élevage d'huîtres inquiète les résidents - Plougastel-Daoulas
 Edition du 5 avril 2012 : Vendredi, l'assemblée générale de l'Amicale du Passage s'est déroulée en deux temps. Pierre Courbon, vice-président, a d'abord fait un point sur la section nautique. Il a évoqué l'établissement d'une nouvelle carte du plan d'eau, le choix d'un nouveau prestataire pour le contrôle des mouillages et l'offre aux adhérents d'un contrat d'entretien sur leur mouillage. Mais le plus gros point a été présenté ensuite par la présidente, Isabelle Geier. Un sujet qui a provoqué l'émoi et soulevé bon nombre de protestations dans l'assemblée. Il s'agit de la création d'une zone d'élevage d'huîtres sur plateau. Cet élevage serait situé face au chemin du bord de mer. Le bureau craint qu'une autorisation soit délivrée par la préfecture, « malgré une pétition des habitants du Passage et un vote défavorable du conseil municipal ». « Le chemin du bord de mer est maintenant habité par de nombreuses familles, souligne l'amicale. Les enfants se baignent et pratiquent des sports nautiques. Cela risque de poser des problèmes de sécurité. »

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Bouin: Une écloserie expérimentale à la station Ifremer

Le Conseil régional soutient un projet de plateforme d’innovation (PRI)à la station Ifremer à Bouin pour répondre aux besoins de la profession ostréicole. Le président Jacques Auxiette, ce jeudi après-midi, est venu visiter les travaux.
Cette plateforme a pour objectif de « devenir expérimentale, avec une vocation nationale ». Les travaux de ce projet présenté par le directeur de la station vendéenne, Joël Haure, comprennent la rénovation et la construction de laboratoires et d’espaces d’accueil. Surtout, cette PRI comprend « une écloserie expérimentale qui servira prochainement pour la production de familles d’huîtres sélectionnées ». Des espaces sécurisés sont aussi créés pour le pré-grossissement, l’élevage et la maturation d’huîtres tétraploïdes. Et sur les 2 000 m2 de l’infrastructure, située en plein polder du Dain, là où sont installés la grande majorité des 300 professionnels conchylicoles ligériens, 700 m2 seront en zone sécurisée, avec notamment une salle de quarantaine.
En attendant, si la souche résistante espérée n’est pas encore trouvée, les causes de surmortalité commencent à être cernées. « La piste infectieuse est la piste majeure et avérée », souligne le scientifique d’Ifremer, Jean-Pierre Baud, durant cette visite. « Nous travaillons désormais sur la présence des agents infectieux dans les courants ». Ce qui serait peut-être une réponse à cet herpès qui attaque certaines zones mais pas d’autres sur tout le littoral français.                                                Philippe GILBERT
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Le pêcheur à pied professionnel répond du vol de 12 t d'huîtres

 2 novembre 2011 : Le pêcheur à pied professionnel n'avait pas rechigné à la tâche en février dernier lorsqu'il avait prélevé avec trois amis, pas moins d'une douzaine de tonnes d'huîtres sur une concession située au large de Boyardville (Saint-Georges-d'Oléron).
L'opération, menée à l'aide d'une barge et en quatre voyages, l'avait été au vu de tous mais sans doute pas au su de l'ostréiculteur qui exploitait le site. Ayant connaissance que la revente patentée de ses bivalves se faisait sur les marchés par le pêcheur à pied, il déposait plainte à la gendarmerie. La procédure engagée débouchait lundi devant le tribunal correctionnel.
« Huîtres pas travaillées » Là, le pêcheur à pied, seul poursuivi dans cette affaire, jurait ses grands dieux qu'il pensait avoir procédé en toute légalité sans léser quiconque. Son avocate, plaidant la relaxe, fit de même en brandissant un plan des concessions, soulignant aussi, via un témoignage, que les huîtres se présentaient en amas et n'étaient donc pas travaillées. Pour elle, « la concession était en jachère » et plutôt que d'en appeler à Poséïdon, elle fit référence au glanage, cette pratique - un droit d'usage dans le monde rural - qui permet de ramasser les épis restés à terre après moisson. Elle n'entrait pas dans le débat du tonnage ramassé. Le procureur de la République ne l'entendait pas de cette oreille. Considérant que le délit était constitué, il requérait douze mois d'emprisonnement dont six avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 22 novembre.
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L'estuaire de la Gironde au secours de l'huître
 24 octobre 2011 : Les services de l'État vont autoriser les ostréiculteurs du département à pêcher des huîtres sauvages dans des gisements de l'estuaire de la Gironde, fermés depuis trente ans pour cause de cadmium. Cent quarante-trois ans après les péripéties du « Morlaisien », l'estuaire de la Gironde pourrait revenir au secours de la production d'huîtres en Charente-Maritime. Il n'est plus question de la plate, ni de la portugaise, décimées tour à tour par des maladies. Le sujet préoccupant, c'est l'huître japonaise, la creuse de nos tables de réveillon qui est produite sur les parcs depuis les années 1970.
Depuis quatre ans, l'avenir de cette variété préoccupe toute l'ostréiculture mondiale. Ses souches meurent en masse, sans que la science pose de conclusion définitive sur les causes de ces surmortalités : 71 % de pertes moyennes recensées l'année dernière par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), sur l'ensemble des bassins de production français. Des producteurs de Marennes-Oléron tiennent peut-être une solution à cette crise. Ils pensent que les gisements sauvages de japonaises de l'estuaire de la Gironde pourraient contribuer à regarnir leurs parcs ravagés par ces mortalités. Le principe est simple, pêcher ici, réimmerger plus loin ; cueillir l'huître sur trois sites retenus autour de Royan, entre Saint-Palais-sur-Mer et Talmont, et l'élever à Marennes-Oléron.
Simple, seulement si l'on écarte le problème du cadmium, ce métal lourd et toxique contenu dans les sédiments de la Gironde, qui a conduit à la fermeture des gisements naturels d'huîtres il y a trente ans. Mais l'obstacle a été levé.
On imagine toute la force de conviction et tout le rôle du lobby ostréicole, Comité régional conchylicole Poitou-Charentes en tête, qu'il a été nécessaire de mobiliser pour ébranler des services de l'État droits dans leur bottes.
Avant la fin de l'année, une réunion publique sera organisée en Charente-Maritime pour présenter les clés de ce programme. Il s'appuie sur un avis favorable de l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses, ex-Afssa) rendu en juin dernier. Des courriers ont été envoyés aux entreprises pour sonder leur niveau d'intérêt. « En une semaine, une soixantaine se sont déjà portées candidates, et je crois que nous serons 100 à 150 établissements au total à ramasser ces huîtres », se réjouit Gérald Viaud, le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, qui porte le dossier à bout de bras depuis un an. « C'est un sujet sensible, je ne voudrais pas que n'importe quoi soit dit. » Gérald Viaud insiste sur les précautions prises au regard du cadmium. Les huîtres de la Gironde seront répertoriées, mises en poches, isolées d'autres parcs de production. « L'Ifremer les analysera. Mais elles ne seront pas mises en vente immédiatement. Le protocole prévoit que, lorsque la concentration en cadmium de ces lots sera redescendue, nous pourrons les reparquer pour les travailler avec d'autres huîtres. Elles ne seront vendues qu'après coup et décontaminées. Si tout va bien, les premières seront sur le marché à la fin de 2012, sachant que ces huîtres pêchées au piochon réclament beaucoup de travail en cabane.»
Il y aurait actuellement quatre fois plus d'huîtres sauvages (vivantes) que d'huîtres d'élevage dans le bassin d'Arcachon. C'est le constat de la première étude sur le stock d'huîtres qui vient d'être réalisée par le bureau d'études de Mont-de-Marsan, Océanide, dans le cadre de la mission pour le parc naturel marin du bassin d'Arcachon qui devrait être créé courant 2012. Cet important stock d'huîtres sauvages pourrait aussi être un début de réponse à la baisse récurrente du stock d'huîtres d'élevage dans les 315 entreprises ostréicoles du Bassin, également touchées par une mortalité des juvéniles (huître de 1 an) de 65 à 70 %.Rien n'est encore décidé. Olivier Laban parle juste d'une « piste de travail ». D'autant que la récupération et l'exploitation d'une partie de ce gisement naturel pourraient aussi favoriser le nettoyage du domaine public maritime, voire faciliter l'hydraulique du Bassin. Autant de sujets de débats pour le futur parc marin. 
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Surmortalité des jeunes huîtres. Le virus aurait muté dès 2004
 19 octobre 2011 : La mutation du virus OsHV-1, présentée comme responsable de la surmortalité massive des jeunes huîtres, est apparue plusieurs années avant la date de 2008 admise jusqu'à présent, selon des résultats de recherches rendus publics, hier, par un laboratoire de Caen. Cet établissement, le laboratoire Frank Duncombe, a retrouvé cette mutation, µVar, dans des échantillons d'huîtres datant de2004 et2005, «précieusement conservés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire d'Octeville (Manche)», affirme-t-il. Ce résultat est «en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008», souligne le laboratoire. L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) juge que la mutation du virus, dit herpétique, de l'huître, présent en France depuis 1991, est intervenue en 2008 et est «essentiellement» la cause de la spectaculaire surmortalité observée depuis cette date.
Facteurs aggravants : Selon des chercheurs, le phénomène a pu être accentué par des facteurs tels que la pollution ou l'élévation de la température de l'eau de mer, des concentrations plus forte des jeunes huîtres dans les parcs, ou encore l'arrivée d'une huître génétiquement modifiée. Chercheurs et autorités restent impuissants à enrayer cette surmortalité. Le laboratoire Frank Duncombe, soutenu par le conseil général du Calvados et associé au Centre de référence de l'huître, a précisé qu'«une communication scientifique est en cours de publication dans une revue internationale» pour valider sa découverte. 
Les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau aux ostréiculteurs!
 19 octobre 2011 :Comme tous les ans, en particulier depuis 2008, on a beaucoup de mortalité sur nos parcs, mais ce n'est pas propre au Bassin d'Arcachon», estime Grégory Boucher, 30 ans, qui est ostréiculteur au Cap-Ferret. Les 65 000 tonnes d'huîtres sauvages relevées dans le rapport d'Océanide*, pourraient être utilisées comme réserve de géniteurs. Pour le jeune ostréiculteur, «il vaut mieux garder cette idée sous le coude car les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau.» Néanmoins, la cause de la mortalité des huîtres fait encore débat. «L'huître creuse que nous élevons, la crassostrea gigas en latin, a été introduite dans les années 1970 et serait en voie de dégénérescence, ce qui expliquerait la mortalité, mais j'ai du mal à y croire», explique Grégory Boucher. Sur l'ensemble du projet de parc marin, l'ostréiculteur juge la conciliation des intérêts économiques et écologiques «un peu contradictoires» même si «plus d'écologie ne peut pas faire de mal.
 20 octobre 2011 :: L'étude sur le stock des huîtres dans le Bassin, réalisé par la mission pour le parc marin du bassin d'Arcachon, a été présentée, une première fois, mardi à la Teste-de-Buch. Elle a été détaillée, hier matin, devant les ostréiculteurs, à l'issue du bureau mensuel du CRC, par Anne Littaye chef de la mission d'études, et Thomas Scourzic, gérant co-associé du bureau d'études Océanide. L'étude conclut à un stock de 131 600 tonnes d'huîtres dans le Bassin, dont 16 600 tonnes (seulement) d'huîtres d'élevage. « Un chiffre cohérent » selon Olivier Laban, le président du comité régional conchylicole. Il correspond aux déclarations des ostréiculteurs pour leurs dossiers de calamités en 2009.Le chiffre nouveau et plus important concerne donc les huîtres sauvages (85 %), dont 50 000 tonnes de mortes (des tapis de coquilles) et 65 000 (tout de même) d'huîtres vivantes. Olivier Laban « prend acte » de ce chiffre, d'autant qu'il a « suivi de près la méthodologie pour l'évaluation » et trouve qu'elle a été « plutôt bien faite ».
Face à cet important stock d'huîtres sauvages, Olivier Laban s'interroge plus encore sur la cause réelle du manque de captage : « On pensait qu'il manquait d'huîtres mères dans le Bassin (d'où l'immersion de 150 tonnes d'huîtres mères bretonnes l'an dernier), mais les huîtres mères sauvages existent, elles libèrent des larves, le problème est donc ailleurs. » Cette année, le captage est encore plus rare (50 huîtres par tuile) que l'an dernier (150 à 200 huîtres), et même dérisoire par rapport aux 3 à 4 000 huîtres des bonnes années. De plus la mortalité sur les collecteurs est évaluée à 90 % : « La chute brutale des températures de l'eau en juillet n'explique pas tout. » Il faut ajouter la mortalité (65 à 70 %) des huîtres juvéniles. « C'est la double peine, et ça s'aggrave », déplore Olivier Laban qui va de nouveau sensibiliser les maires du Bassin et le nouveau sous-préfet sur « la qualité de l'eau ».
Les ostréiculteurs pourraient aussi tirer parti de ces huîtres sauvages. Olivier Laban évoque une « piste de travail » aussi bien pour regonfler les stocks que nettoyer le domaine public maritime : « L'huître sauvage n'a pas une jolie forme mais on pourrait parler d'une huître à l'ancienne. »
Mortalité brutale et massive de naissains d'huîtres à Noirmoutier

 26 Août 2011 : L’entreprise France Turbot, installée à l'Épine sur l'île de Noirmoutier, spécialisée dans l’élevage de naissins d’huîtres, a subi une mortalité importante et brutale d’une grande partie de sa production.
Cette mortalité concerne aussi bien les élevages en écloserie que les élevages en nurseries en bassins extérieurs. Le préjudice est de plus de 2,5 millions d’euros, pour une perte de 460 millions de naissains d’huîtres sur les 600 millions que comptait l’exploitation à cette époque.
Le résultat des analyses écarte toute anomalie sur les eaux d’élevages, ni bactérie, ni virus. Une explication est avancée : une pollution chimique.
Interrogé le Pdg de l'entreprise Michel Adrien déclare que : « Nous sommes dans un environnement très fragile et nous saisissons cette occasion pour alerter les pouvoirs publics et leur dire que les étiers ne sont pas des égouts à ciel ouvert. »
Les conséquences immédiates sont très graves pour l’entreprise : « S’il n’y avait pas le Groupe Adrien derrière France Turbot, l’entreprise ne pourrait survivre. Nous avons perdu toute notre production de l’été et nous ne pourrons livrer de nombreux ostréiculteurs. » L’inquiétude est grande pour l’entreprise, bien qu’aucune menace ne pèse sur le personnel.

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Baisse de la mortalité des huîtres en 2011

26 juillet 2011 : Le vent de panique qui soufflait  sur les parcs à huîtres depuis 2008 avec les premiers pics de mortalité observée sur les jeunes huîtres commence à retomber. «  Nous sommes plus optimistes aujourd'hui, car on connaît désormais l'origine du problème », dit-on à la Direction des pêches du ministère de l'Agriculture.
Afin de gagner du temps et d'apporter des solutions opérationnelles à la filière ostréicole, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, a lancé un appel à projets pour la production de souches sélectionnées. Les travaux de l'Ifremer ne peuvent pas en effet servir de base au développement d'une production massive d'huîtres résistantes. Un groupe de scientifiques donnera son feu vert aux projets ayant retenu l'attention du Comité de pilotage réunissant le Comité national de la conchyliculture, l'Association des régions de France et les ministères de l'Agriculture et de la Recherche. Ils devraient bénéficier de soutiens publics de l'Etat et des régions pour la plus grande part, le reste devant venir des fonds européens. Le développement des huîtres se faisant sur au moins trois ans, la vie des parcs à huîtres devrait avoir retrouvé un cours normal d'ici à quatre ou cinq ans.
Les entreprises ostréicoles devraient quant à elles se voir octroyer une nouvelle enveloppe d'environ 40 millions d'euros pour la période allant d'octobre 2010 à octobre 2011. Le niveau des pertes ne sera connu que dans quelques semaines. Sur 2009-2010, la production a chuté de 30 % par rapport à l'année antérieure, de 130.000 tonnes à 80.000 tonnes. Et les prix ont grimpé d'autant. Les huîtres demeurent le coquillage favori des Français, qui en consomment normalement deux fois plus que de moules et y consacrent trois fois plus de dépenses.
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Sur le site Ifremer, les bulletins périodiques sont publiés, et les résultats des dernières observations montrent un tendance à une stabilisation globale des taux de mortalité sur les lots de naissains de l'Observatoire Conchylicole des Bassins de Marennes, Arcachon, Ile de Ré et baie de Bourgneuf (42 à 86%). Le taux observé en baie de Bourgneuf est de 54% au 22 juillet
Les taux de mortalité sur les lots de 18 mois restent stables (>10%)
Le bulletin du 22 juillet 2011

 
Les vols d'huîtres sont en recrudescence

  7 juillet 2011 : 1,7 t d'huîtres ont été dérobées dans la nuit à trois ostréiculteurs différents avant d'être retrouvées le lendemain matin. La surveillance s'intensifie.
Professionnels ou amateurs ? C'est la question que l'on se pose chez les éleveurs. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont très organisés. Pour Jacques Baron, « ils savaient quoi prendre et comment faire. Ils ont navigué de nuit, ce qui n'est pas évident. Ils ont sûrement reçu l'aide d'un ostréiculteur. » Gérald Viaud, président du Comité régional de conchyliculture du Poitou-Charentes, tient à nuancer ces propos. « Il n'y a pas plus de voyou dans le monde ostréicole qu'ailleurs. »
Ce n'est pas le premier vol constaté à Marennes mais « ça commence de plus en plus tôt », affirment les ostréiculteurs de la zone. Des vols similaires ont également été enregistrés dans l'embouchure de la Seudre. « C'est inquiétant, poursuit Jacques Baron, la colère monte dans la profession. » Et pour cause ; chaque mois, dans le secteur de Marennes, c'est 3 à 4 tonnes d'huîtres qui sont ainsi dérobées. La situation est d'autant plus tendue que cette année, la production conchylicole va être divisée par deux au niveau national.
Les ostréiculteurs jugent les efforts engagés « nécessaires » mais « insuffisants » devant l'étendue du territoire : « 3 000 hectares de parc concédés sont protégés pour un site qui est trois fois plus grand », selon Gérald Viaud.

Il y a pour l'instant un garde juré chargé de la surveillance de nuit dans la région de Marennes. Une dizaine d'ostréiculteurs bénévoles vont être recrutés afin de renforcer la protection des élevages. De plus, la solidarité entre professionnels se renforce. Ils sont de plus en plus nombreux à s'organiser entre collègues pour effectuer des rondes de nuit
Dans un contexte difficile depuis 2008 avec la mortalité anormale des jeunes huîtres, la direction locale des Affaires maritimes relève une recrudescence des vols. Le cycle minimum pour obtenir une huître commercialisable est de trois ans. Cette année voit donc la crise du monde ostréicole s'accentuer et les actes délictueux avec. Des projets de vidéosurveillance sont ainsi à l'étude ou déjà en place dans certaines communes ostréicoles pour lutter plus efficacement contre les vols.

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L'État débloque de nouveaux fonds

 2 juillet 2011 : Sauf rebondissement de dernière minute, le gouvernement devrait annoncer aujourd'hui une enveloppe d'environ 35MEUR au bénéfice des professionnels de l'ostréiculture en difficulté.
Depuis trois ans, les jeunes huîtres sont décimées par un virus mutant présent dans tous les bassins de production. De ce fait, les stocks d'huîtres creuses ne peuvent pas être renouvelés. Jusqu'à présent, l'État indemnisait les ostréiculteurs en puisant dans le fonds des calamités agricoles. Un fonds qui ne peut être sollicité, comme son nom l'indique, qu'en cas de crise passagère. Aussi, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture et de la pêche a-t-il sollicité l'attribution de nouvelles aides. Après arbitrage entre différents ministères, le gouvernement devrait donc reconduire une enveloppe globale semblable à celles des années précédentes, mais alimentée par d'autres sources budgétaires. L'exonération des redevances que versent les ostréiculteurs au ministère des Finances pour l'occupation du domaine publique maritime n'était pas acquise, mais elle a été confirmée officieusement il y a une semaine (Le Télégramme du 28juin). Les allégements de charges et l'équivalent des calamités agricoles viendront compléter aujourd'hui le nouveau dispositif d'aides à l'ostréiculture.

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 Les ostréiculteurs de Charente pensent à l'avenir
  28 juin 2011 : Les professionnels de l'ostréiculture étaient réunis hier pour faire un état des lieux d'un secteur en crise. Goulven Brest a présenté hier un bilan sur l'activité ostréicole en Charente-Maritime.
« Les ostréiculteurs sont dégourdis. Si la crise continue, ils pourront trouver d'autres moyens pour subvenir à leurs besoins, par exemple en rénovant les maisons secondaires de la côte ». Par ces quelques mots, Brest Goulven, président du Comité national de conchyliculture (CNC), vient de déclencher, sans le vouloir, une vive tempête de protestations.
Hier, lors de la restitution de l'étude perspective sur l'ostréiculture, environ 300 professionnels et élus étaient réunis dans la salle culturelle de Bourcefranc-le-Chapus. Ils ont répondu à l'appel du Comité régional conchyliculture (CRC) Poitou-Charentes pour évoquer les perspectives d'avenir de leur secteur d'activité miné par une grave crise, liée à une forte mortalité des jeunes huîtres.
Mieux connaître la filière était donc le mot d'ordre de cette réunion. Au-delà d'un simple état des lieux, le rapport propose également huit axes de travail autour de la question : « Quel avenir pour la profession ? ».
Parmi les pistes retenues, le dossier final propose notamment de diversifier les typologies d'entreprises, améliorer les marges commerciales, occuper l'espace médiatique, conforter les démarches collectives, encourager la mutualisation des techniques, favoriser l'exportation et développer la pluriactivité et la diversification des produits.
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 La Région Bretagne et l'État renouvellent leurs aides à l'ostréiculture
  28 juin 2011 : Le premier Comité consultatif régional pour la pêche et l'aquaculture s'est réuni le 27 juin à Rennes. Une centaine de professionnels (pêcheurs, défenseurs de l'environnement, armateurs, enseignants, élus régionaux, etc.) ont participé à cette nouvelle assemblée qui se veut «un lieu de dialogue pour tous les acteurs de la filière et les institutions», explique la conseillère régionale Isabelle Thomas. La situation de l'ostréiculture bretonne -et notamment les résultats d'un audit financé par la Région l'an dernier, était inscrite à l'ordre du jour. Il apparaît qu'un tiers des entreprises ostréicoles sont en difficulté et que celles qui tirent le mieux leur épingle du jeu, sont les entreprises qui jouent la diversification et mènent parallèlement une deuxième activité (moules ou algues). 264 ostréiculteurs sur 520 avaient accepté d'ouvrir leurs comptes l'an dernier. Ce qui leur a permis d'obtenir une aide (entre 3.000 et 5.000 EUR) pour financer l'achat d'huîtres juvéniles.
Cette aide de la Région sera reconduite en 2011-2012 pour les entreprises déjà soumises l'an dernier à l'audit et pour celles qui voudront bien le faire cette année. Autre bonne nouvelle pour les ostréiculteurs: «Le ministre François Baroin a confirmé à François Goulard, le président du Conseil Général du Morbihan, que les services de Bercy seraient d'accord pour reconduire l'exonération des redevances domaniales» a annoncé, hier soir, Hervé Jénot, le président du Comité régional de la conchyliculture de Bretagne sud. «Ils devraient arrêter le recouvrement de la redevance qui est exigible au 30 juin».
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CAEN - Les ostréiculteurs traditionnels en guerre contre l'huître à 30 chromosomes
24 juin 2011 : CAEN - Remontés par la crise de la surmortalité des huîtres, les ostréiculteurs traditionnels qui élèvent des coquillages nés en mer et non en écloserie, sont en guerre avec l'Ifremer qui a lancé une huître fine toute saison à croissance rapide, grâce à des manipulations génétiques."On est des éleveurs, mais on veut laisser faire la nature le plus possible. Avec la triploïde, on est en train de dénaturer un animal sauvage au risque que ça se retourne contre nous", peste Annie Castaldo, ostréicultrice traditionnelle dans l'Hérault.Cette productrice participait cette semaine à Tourville-sur-Sienne (Manche) au rendez-vous annuel des Ostréiculteurs traditionnels (OT), qui compte 60 membres. Environ 10% des ostréiculteurs pratiquent l'huître traditionnelle, sans forcément adhérer à l'association Ostréiculture traditionnelle. L'association s'apprête à lancer son propre étiquetage "huîtres nées en mer" sur les marchés et réclame une traçabilité. Elle refuse d'élever des mollusques nés en écloserie et surtout pas les triploïdes créées par l'Institut français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer. Ils les soupçonnent de jouer un rôle dans la surmortalité des jeunes huîtres apparue en 2008.Le virus touche tous les ostréiculteurs, traditionnels ou pas. Mais OT se demande si la triploide ne conduit pas à un affaiblissement du capital immunitaire de l'huître, voire si elle n'est pas à l'origine de la mutation du virus.A l'Ifremer, on assure qu'il n'existe à ce jour, "aucune donnée objective pour dire que l'origine de la fragilité est due à la triploïde" qui représente aujourd'hui plus du tiers du marché en France.Cette huître lancée en 1995/1998 est dite "quatre saisons" parce que quasi stérile et donc jamais ou peu laiteuse. La laitance gâche l'été la finesse du goût et donc les ventes. Elle arrive à maturité en moyenne six mois plus tôt que son ascendant sauvage.C'est l'Ifremer qui a développé en France cette invention américaine: la triploïde (10 triplets de chromosomes) vient d'une mère diploïde classique (10 paires de chromosomes et d'un père tétraploïde (10 séries de quatre chromosomes) créé par les scientifiques. Les pères sont fournis aux écloseries où naissent les triploïdes.Les triple X ne sont pas des organismes génétiquement modifiés, car ce ne sont pas les chromosomes eux mêmes qui sont modifiés mais leur nombre, comme pour les clémentines sans pépins. Le procédé, rare pour les animaux, est utilisé pour la truite."On n'est pas contre le progrès", mais dans la transparence, a lancé Louis Teyssier, OT à Blanville-sur-mer (Manche), candidat en 2010 à la présidence du Comité national de la Conchyliculture, battu avec 13 voix sur 40.OT a saisi plusieurs tribunaux administratifs. Celui de Rennes a nommé un expert chargé de voir si Ifremer et l'Etat se sont inquiétés du devenir de la nouvelle huître une fois en écloserie et si les biotechnologies ont pu accélérer ou provoquer la surmortalité.L'expert s'est "étonné" de "l'absence de communication" entre l'Institut et les écloseries. Mais l'Ifremer affirme ne pas avoir mission de contrôle.OT a aussi demandé au laboratoire Frank Duncombe de chercher un lien éventuel entre triploïde et surmortalité.En attendant, les ostréiculteurs craignent une disparition de leur huître. Ils ont observé qu'à proximité des triploïdes, les diploïdes ont parfois dû mal à se développer. Et ils redoutent de perdre leur indépendance."Aux Etats-Unis, les écloseries ont pris le contrôle de la filière. Quand les concessions ferment, ce sont elles qui rachètent", explique le professeur Michel Mathieu, du centre de référence de l'huître à l'université de Caen, en soulignant que le paysage français est différent.
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 Ostréiculture : des parcs mieux signalés
  14 juin 2010 : Un système de balisage de parcs à huîtres va être mis en place sur la rivière du Goyen. Si l'expérience est concluante, ce système inédit de repérage des parcs sera étendu à la France entièreDans les rivières maritimes qui hébergent des établissements ostréicoles, les parcs à huîtres sont marqués aux quatre coins par des perches de bois.Des «perches ployantes» qui, même à marée haute, signalent un parc de poches à huîtres mais qui n'en disent pas plus. Hélas. 
Car tout le problème est là: «Quand on passe en bateau, on voit bien les perches, mais on passe de quel côté? On passe où?», se demande Christian Salez, inventeur de perches bicolores, en montrant deux perches qui marquent les limites d'un parc à huîtres sur la rivière du Goyen, à quelques encablures d'Audierne. Et si l'embarcation emprunte le mauvais côté et se retrouve au-dessus du parc avec une hauteur d'eau un peu juste, «les dégâts sont assurés», poursuit ce plaisancier, membre de l'association Audierne Plaisance. Sensibilisé à ce problème, membre de Nautisme en Finistère et de l'association des plaisanciers d'Audierne, Christian Salez s'est donc penché sur cette question. «L'idée était de chercher une signalisation des parcs à huîtres qui indique de quel côté le bateau peut passer».
Des mois de travail et de réunions «avec les ostréiculteurs, les administrations concernées comme les Affaires maritimes, le Service du littoral, le Comité local des pêches et des élevages marins et celui des Phares et balises». Au final: le haut des perches va être recouvert d'un manchon de plastique de couleur. Vert à tribord (droite) et rouge à bâbord (gauche) quand on entre dans le lit de la rivière. Finalement, ce code des couleurs respecte la norme du balisage d'un chenal
Et si cela fonctionne, (ce dont ne doute pas Christian Salez), le balisage, - «à la charge de l'exploitant -, sera étendu à l'ensemble des rivières maritimes du département puis de la France entière». Bientôt, les perches de l'Odet, de la rivière de Loctudy, de l'Aven, du Bélon ou encore de la rivière d'Etel prendront des couleurs et le plaisancier trouvera son chemin.
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 Ostréiculture : Quelles aides pour la profession en 2011?
  10 juin 2010 : Les huîtres continuent à être décimées par un virus. Les ostréiculteurs ne voient pas la fin de la crise. Pourtant, les aides actuelles à la profession ne devraient pas être renouveléesDepuis le début de la crise en 2008, les ostréiculteurs bénéficient de différentes aides financières de l'État. La première est une exonération de la redevance domaniale que chaque professionnel doit verser pour l'occupation des concessions ostréicoles sur le domaine public maritime. Pour la seule Bretagne Sud où le Comité régional de la conchyliculture (CRC-BS) tenait son assemblée générale hier, ce geste du gouvernement représente un million d'euros en 2010. Le deuxième «coup de pouce» vient du Fonds d'allégement des charges (FAC) qui reverse, aux entreprises ostréicoles, 10% des intérêts de l'emprunt, chaque année depuis trois ans. Ce qui représente, pour la Bretagne Sud, 500.000euros (+20% en 2010). Enfin, au titre des «calamités agricoles», les ostréiculteurs, déposent des dossiers d'indemnisation. En 2008, 202 ostréiculteurs ont effectué cette démarche pour la Bretagne Sud.Que vont devenir ces différentes aides en 2011? Elles ne devraient pas être reconduites. Notamment en ce qui concerne les calamités agricoles qui reposent sur un dispositif ponctuel impossible à installer dans la durée par définition. Tout ce que sait la profession aujourd'hui c'est qu'un fonds interministériel doit être rapidement débloqué. Il comporterait deux enveloppes qui devront être «urocompatibles « L'une permettrait l'indemnisation à 100%des salariés pendant les périodes de chômage liées à la baisse d'activité. L'autre serait une aide aux entreprises ostréicoles dont les conditions et le montant ne sont pas actuellement définis. "Ce qui nous inquiète avant tout, c'est l'absence de solutions techniques. Nous, on ne veut pas vivre avec des aides, on veut faire notre boulot et sortir de cette crise!", a réaffirmé Hervé Jenot, à l'issue de l'assemblée générale des ostréiculteurs de la Bretagne Sud.
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 Ifremer n'a pas de solution miracle
  Edition du 4 juin 2011 : À défaut d'une solution «clef en main» pour venir à bout de la surmortalité des jeunes huîtres, Ifremer va proposer un code de bonne conduite aux ostréiculteurs. En attendant la réintroduction de souches résistantes...
Les relations entre professionnels de la mer et chercheurs ont toujours été compliquées. Les ostréiculteurs et Ifremer n'échappent pas à la règle. En 2008, quand la mortalité des huîtres juvéniles (naissains) est subitement passée de 40% (au maximum) à 80%, voire 100%, l'institut de recherche a été montré du doigt. Certains ostréiculteurs l'ont accusé d'avoir joué les apprentis sorciers en effectuant des manipulations génétiques sur les huîtres.
Identifierles facteurs aggravants : Sans entrer dans la polémique, Ifremer a identifié, dès 2008, la cause de cette «surmortalité»., Pour des raisons «inexpliquées», un virus (herpès) présent chez les huîtres a muté et son «variant», inconnu jusqu'alors, s'est avéré beaucoup plus virulent que l'original. Ifremer a ensuite mené des recherches sur les naissains en2009 et2010. Il en ressort que les juvéniles d'huîtres sauvages ne sont pas plus résistants que les autres. Et qu'il n'y a pas de différence de comportement face aux infections entre le naissain naturel diploïde et le naissain d'écloserie triploïde. L'institut se «blanchit» ainsi des accusations formulées contre lui. En revanche, les chercheurs estiment que les pratiques culturales des ostréiculteurs contribuent à la surmortalité. Le transfert de jeunes huîtres entre bassins de production est source de dissémination des agents infectieux. Ifremer a aussi établi que la température de l'eau (16ºC) est un facteur déclenchant. Que la transmission se fait par l'eau de mer très rapidement, six heures suffisent. Et qu'étonnamment, depuis 2010, une bactérie s'est associée au virus.
Augmenter les chances de survie des naissains : Alors qu'une société installée dans le sud de la France affirme avoir trouvé une «solution miracle» à 1M€ pour l'étang de Thau (et 13M€ pour tout le territoire national), Ifremer a déposé une demande de financement pour un projet de recherche sur le génome complet du virus mutant. Espérant qu'en le connaissant davantage, on mettra plus facilement en place des moyens de le neutraliser. Actuellement, des études encourageantes se poursuivent aussi sur la résistance des huîtres placées en eaux profondes; sur le comportement des naissains dans des secteurs sains; sur les modèles hydrodynamiques (vagues et courants) qui facilitent la transmission de l'infection; et sur un début de sélection naturelle résistante dans l'étang de Thau, etc. Des Conseils de bon sens : Mais le temps scientifique n'est pas le temps économique et les ostréiculteurs sont en plein désarroi. Lors de leur prochaine assemblée générale, le jeudi 9 juin, dans le Morbihan, Ifremer leur suggérera de «prendre un certain nombre de précautionsqui relèvent du sens commun, en attendant la réintroduction de souches résistantes». Pour limiter la mortalité, il leur sera, entre autres, conseillé de procéder à un captage précoce du naissain, de limiter les déplacements entre bassins, de remonter les poches sur l'estran et de mettre en place une traçabilité des mollusques.
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 L'ostréiculture traditionnelle au bord du gouffre
  Edition du 8 juin 2011:Les défenseurs de l'ostréiculture traditionnelle (huîtres nées et élevées en pleine mer) participent ce jeudi à la réunion à l'invitation du CRC sur la surmortalité ostréicole et les acquis de la recherche à Plouharne. Ils promettent de faire entendre leur voix.
Grosse colère chez les ostréiculteurs qui défendent l'élevage de l'huître en pleine mer. Ils dénoncent une casse à 90 % dûe aux « manipulations génétiques hasardeuses et dangereuses ».
Pour dénoncer les mortalités qui frappent les jeunes huîtres creuses gigas, l'association de l'ostréiculture traditionnelle (60 membres) n'y va pas avec le manche du couteau. « Il semblerait que les instances dirigeantes professionnelles, comme le comité régional de la conchyliculture (CRC) fait preuve d'une crédulité et d'une méconnaissance totale des données scientifiques et biologiques. Elles se sont laissées abuser par Ifremer et les écloseurs qui ont mené l'ostréiculture dans une impasse totale ». Un pavé dans la mare qu'une profession, représentée par Yannick Stéphant et François Gouzer, n'a plus aucun scrupule à jeter à la face du monde.
lls dénoncent « les promesses fallacieuses d'Ifremer et des écloseurs qui ont introduit des modifications génétiques. Lesquelles ont détruit l'ADN des huîtres traitées avec des produits mutagènes. D'un autre coté, poursuivent les ostréiculteurs de Saint-Philibert, les techniques d'élévation brutale de la température de l'eau dans les écloseries ont augmenté la puissance des virus ».

La casse, pour François Gouzer et Yannick Stéphant, est à l'avenant : des huîtres terriblement affaiblies, incapables de résister sur le plan biologique. « Les juvéniles seront morts à 90 % à la fin de l'été », tempêtent les ostréiculteurs en se défendant de jouer les oiseaux de mauvais augure...Ce constat franchement alarmant, l'association a l'intention de le poser ce jeudi à Plouharnel lors de la réunion du CRC sur la surmortalité.
« On se fera entendre, même si on dérange. L'ostréiculture traditionnelle a toujours accompagné la nature, sans la déformer. Nous nous érigeons contre l'élevage en milieu dirigé, et l'écloserie d'huîtres de batteries : trop dangereux ! »
Désormais, l'association exige des comptes à Ifremer et aux écloseurs par voie judiciaire : « Une expertise est ordonnée par le tribunal de Rennes ». Elle exige également des facilités fiscales et foncières de la part de l'État « pour tenter de sauver ce qui peut l'être », et demande le report de la signature de la charte ostréicole du Morbihan. « Elle n'apporte rien, hormis la promesse de joutes juridiques ultérieures ». 
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Mortalités des huîtres : le plan de bataille

 18 mars 2011 : La guerre contre la mortalité des huîtres creuses est engagée. Mais la victoire est encore éloignée."Face au phénomène de la mortalité des huîtres creuses, nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre. Quand le feu est à la maison, il ne s'agit pas de savoir quelle qualité d'eau il faut utiliser pour éteindre l'incendie." Loin d'être catastrophistes, ces propos tenus par Olivier Richard, directeur du SMEL (syndicat mixte pour l'équipement du littoral) de Blainville-su-Mer se veulent avant tout réalistes. Une attitude qui se comprend aisément au vu de la gravité, et de la persistance, du phénomène : aujourd'hui, la mortalité touche environ 80 % des huîtres creuses élevées par les ostréculteurs, basnormands en l'occurrence.
Faire face économiquement aux mortalités"
La profession peut -elle nourrir des espoirs raisonnables de voir des solutions apportées au problème qui menace la survie de beaucoup d'entreprises ? A court terme, probablement pas considère Olivier Richard. "L'objectif aujourd'hui est de réduire petit à petit l'importance des mortalités grâce notamment à l'amélioration des pratiques de culture." Mais il s'agit aussi de pouvoir disposer de naissains d'huîtres sélectionnés en fonction de leur résistance aux mortalités. A partir de là sont menées des opérations de réensemencement des parcs. Après une première tentative malheureuse fin 2010, qui a dû être écourtée, une seconde a commencé courant janvier. Cette fois, les naissains produits par l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) sont issus non plus d'huîtres ayant résisté aux mortalités de 2008, mais d'huîtres de générations plus récentes.

De cette façon, l'ambition est de permettre dès à présent aux ostréiculteurs de faire face économiquement à des mortalités qui seront moins importantes." A côté de ce plan de sauvegarde qui associe des écloseries, les comités régionaux de la conchyliculture (dont celui de Normandie-Mer du nord), et l'Ifremer, figurent des initiatives privées de sélection.

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Huîtres : les naissains ne viendront pas du Japon

16 mars 2011 : C'est au Japon que les ostréiculteurs arcachonnais trouvaient des naissains sains ces dernières années.
Le tsunami japonais a stoppé net l'initiative qui visait à relancer l'ostréiculture en France en important dans le Bassin des naissains issus de la région de Sendai.
Une délégation de représentants d'ostréiculteurs bretons et arcachonnais devait justement se rendre en fin de semaine en mission au Japon.
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Pêche à pied professionnelle : Inquiétude en Bretagne

Collectif Pêche et développement : Le Comité régional des pêches de Bretagne fait état "d’inquiétudes et de tensions" dans le milieu de la pêche à pied. La conjonction d’un certain nombre de facteurs risque, en effet, de déstabiliser cette profession, exercée par 400 personnes en Bretagne. Le premier d’entre eux est lié à la crise qui frappe le milieu ostréicole. Confrontés à la mortalité des jeunes huîtres, les professionnels de ce secteur cherchent à se diversifier. Ils demandent le droit de ramasser des coquillages, notamment des huîtres sauvages, ou celui d’ouvrir de nouvelles concessions sur des secteurs où travaillent déjà des pêcheurs à pieds.

 
Mortalité des huîtres : les ostréiculteurs pas tous innocents...
 Edition du 27 janvier 2011 :  Il est peut-être temps de remettre les pendules à l'heure. Si les huîtres ont manqué durant les fêtes, et si le rationnement devrait perdurer de nombreuses années, il n'est plus possible d'en reporter la faute exclusivement sur un nouveau virus ou sur des pollutions phytosanitaires. De multiples rapports accusent les ostréiculteurs d'avoir été négligents : mécanisation à outrance de l'élevage ; transferts excessifs de naissains (larves) et de juvéniles, facilitant les épizooties ; contrôles sanitaires insuffisants.
Ainsi, le 10mai, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) constatait que " l'évolution actuelle des modes d'élevage, notamment l'augmentation de la densité d'animaux et le rythme soutenu d'introduction des jeunes huîtres, influe probablement sur la surmortalité ".
Stressés, les mollusques n'offrent plus qu'une faible résistance aux maladies. Notamment à ce virus OsHV-1mvar apparu à l'été 2008. Il extermine plus de 60 % du naissain et des juvéniles, épargnant les adultes.
La seule solution aurait été d'anticiper l'épizootie en mettant en place des mesures prophylactiques draconiennes. Mais la profession n'a pas su, ou pas voulu, le faire, malgré les nombreuses vagues d'extinction qui ont marqué l'ostréiculture depuis le XVIIIe siècle : décimation des huîtres plates autochtones au XIXesiècle, anéantissement des portugaises en 1971, puis de fréquents épisodes de surmortalité sur l'huître creuse japonaise.
En février 2010, un rapport remis au ministre de l'Agriculture et de la Mer confirme ce manque d'anticipation de la profession : " Il faut souligner également un certain nombre d'aspects préoccupants des pratiques ostréicoles qui, dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, contribuent à amplifier les phénomènes observés et rendent difficile leur interprétation : transferts multiples d'un parc à l'autre, absence totale d'informations sur le statut sanitaire des naissains et des parcs de production, mélange de populations d'âges et de statuts sanitaires différents, absence de vide sanitaire dans les parcs et les écloseries. " Philippe Vannier, directeur de la santé animale à l'Anses, insiste : " Les pratiques comme les transferts multiples, l'absence de traçabilité contribuent à amplifier le système infectieux. " Des accusations que Goulven Brest, président du Comité national de conchyliculture, réfute : " On ne peut pas élever les huîtres dans un milieu entièrement confiné. Quant au stress, cela fait vingt-septans que je suis dans le métier et je n'ai pas observé de modifications dans les pratiques d'élevage. "
Au pays du Soleil-Levant, les ostréiculteurs français ont aussi découvert des pratiques bien plus respectueuses de l'environnement et de l'animal, rapporte Solène Le Roux, rédactrice en chef de Cultures marines. Par exemple, on n'utilise pas de coupelles en plastique pour élever le naissain, mais des coquilles Saint-Jacques. Pas d'élevage intensif non plus des adultes sur des tables métalliques. Les Japonais ont mis en garde leurs collègues francophones : " Si vous n'adoptez pas de telles mesures, vous trouverez des solutions passagères, mais les problèmes reviendront. "
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Une arme secrète pour sauver les huîtres
 Alors qu'un virus tue depuis 2007 les petites huîtres avant même leur croissance, une solution scientifique performante a été mise au point quelque part dans le bassin de Thau.
L'avenir de la conchyliculture s'est peut-être joué dans cette discussion acharnée entre les producteurs méditerranéens et les avocats du cabinet Ernst & Young de Montpellier. Les hommes de loi représentaient les intérêts du producteur qui a mis au point le système qui « tue » la mortalité des jeunes huîtres, auteur d'un brevet d'invention à l'INPI (Institut national de protection industrielle).Les participants à cette réunion à huis clos ont hier travaillé à la mise au point d'un protocole d'accord et d'un calendrier pour que les sept cents producteurs puissent bénéficier de cette avancée technologique.
A aucun moment, les solutions techniques utilisées n'ont été dévoilées… ni même évoquées. Elles ne le seront pas sans un engagement ferme de la part des partenaires. « C'est une solution sérieuse, mise au point par un producteur dans un secteur où seulement 10 % des huîtres avaient survécu. Après sa mise en œuvre pendant deux ans, le taux de mortalité est tombé à zéro.

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Composition de la Commission des cultures marines en Loire Atlantique
Par Arrêté Préfectoral en date du 8 novembre 2010, la Commission des Cultures Marines de Loire Atlantique est composée pour une durée de 4 ans. Elle est présidée par le Préfet du département et est composée de représentants de l’administration, des élus et des professionnels de la conchyliculture.
Elle a pour rôle de donner un avis sur :
les demandes de concessions déposées par les professionnels
les aménagement des zones conchylicoles ( création, restructurations ...).
le schéma des structures des exploitations de cultures marines.
Cette commission, est composée de membres de l'administration, de 2 élus du Conseil Général, 5 représentants de la filière ostréicole, 3 concernant la mytiliculture, 1 représentant du Comité Régional de la Conchyliculture (SRC Bretagne Sud ou Pays de Loire).
Voir l'arrêté Préfectoral
Doit on s'en inqiéter ?
Nul doute que les représentants de la filière ostréicole auront une influence sur les décisions concernant les prélèvements d'huîtres sauvages sur l'ensemble des gisements naturels, en s'appuyant en particuler, sur les récentes Conclusions des Assises de la Conchyliculture.
Il nous faudra donc être d'autant plus vigilant, puisque les futures licences dérogatoires accordées aux ostréiculteurs de la Baie de Bourgneuf pour l'année 2011, pourraient bien être supérieures à 2010.
Les conséquences sur le milieu naturel pourrait alors devenir catastrohique, mais en aucun cas, nous accepterons des dispositions règlementaires contraignantes sur la pêche de loisir.
A suivre donc...
.A voir également : l'Arrêté Préfectoral n° 271 du 31 décembre 2009 portant classement de salubrité des zones de production des coquillages en Loire Atlantique
 
Mortalité des huîtres, les professionels ripostent
Edition Manche Libre de septembre 2010: Tenues à Blainville-sur-Mer mercredi 15 septembre, les Assises régionales de la conchyliculture ont été réunies afin de faire le point sur le phénomène de mortalités des huîtres creuses.
Dans l'immédiat, les ostréicuteurs ont demandé à bénéficier d'aides, de façon à passer le cap des trois prochaines années à l'issue desquelles ils disposeront à nouveau d'huîtres commercialisables.
Face aux mortalités successives, les professionnels entendent pratiquer de nouvelles méthodes d’élevage,
par exemple la réduction de la densité des huîtres dans les poches. Dans l’immédiat, il est préconisé un réensemencement avec des naissains d’huîtres triploïdes (stériles) dès cette année. Au-delà, la proposition est de limiter l’accès des ostréiculteurs aux gisements naturels d’huîtres creuses afin de disposer, pour 2012, d’huîtres sélectionnées pour leur résistance.
Huître Triploïde: Une "manipulation" bien cachée !

Voici un article de fin 2008 trouvé sur le net qui explique la manipulation technique de l'huître triploïde:
Mise au point en 1997 par l’Institut public français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), et commercialisée en 2000, cette huître possède non pas 2n chromosomes (espèce diploïde, où chaque chromosome est apparié avec son homologue) mais 3n. Elle est donc dite triploïde. Interrogé par Inf’OGM, M. Leborgne, président du syndicat des ostréiculteurs, ne tarit pas d’éloges sur cette huître qui « pousse » plus vite, et dans des milieux non favorables aux huîtres classiques. Du coup, elle peut être vendue en été. Elle représente actuellement environ 30% des huîtres vendues en France, tendance qui, selon lui, va continuer à la hausse.
Selon le comité national de la conchyliculture, l’absence de règlementation spécifique aux huîtres triploïdes est logique, car elles ne sont pas considérées comme un « nouveau produit ». Ainsi, il n’y a pas d’obligation d’étiquetage particulier. De même, le fait d’être triploïde n’a pas à être précisé, puisque, selon la Commission européenne, ces huîtres peuvent exister en infime quantité à l’état naturel. Le ministère français de l’Agriculture n’est pas plus favorable à l’étiquetage obligatoire pour le consommateur.
Retrouvez l'article complet sur le site Inf'OGM

Soutenir les jachères plutôt que de piller les gisements naturels
 édition du 8 mai 2010 : Pour aider les entreprises, la SRC Poitou-Charentes suggère que les concessions mises en jachère soient financées.La tentation est forte chez certains de contourner le manque de « semence » en allant piller les gisements naturels et sauvages, ces « crassats » situés en dehors des concessions que travaillent les professionnels. La Section régionale a demandé à l'administration qu'elle y interdise la pêche des huîtres. Gérald Viaud président de la Section Régionale de la Conchyliculture Poitou-Charentes attend la réponse.
Il suggère plusieurs mesures d'accompagnement des entreprises dont la plus emblématique est la mise en jachère des concessions non réensemencées. Une proposition directement inspirée des jachères agricoles. Avec le manque de naissain, avec les surmortalités, une bonne partie des parcs d'élevage et de demi-élevage ne pourra pas être remise en culture. Le projet consiste à soutenir ces jachères forcées avec une compensation financière publique. « Cela permettrait de maintenir l'outil de travail, de couvrir les salaires du personnel. » Le groupe de travail a fait une estimation. L'enveloppe serait de 4,6 millions pour la Charente-Maritime, sur la base de 120 euros l'are.
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Huîtres nées en mer : des ostréiculteurs aux techniques naturelles
Des producteurs, issus des 7 Bassins Ostréicoles Français, tous attachés à l'élevage naturel des huîtres, ont créé une association autour de la marque déposé "Ostréiculteur Traditionel".
Ils défendent les huîtres issues de captages naturels en mer, sans aucune manipulation de l'homme.
Ils s'engagent également à commercialiser exclusivement ces huîtres et souhaitent valoriser leur produit en l'absence de tracabilité et d'étiquetage des huîtres issues d'écloserie.
Vous pouvez retrouver sur leur site, les producteurs de chaque bassins ostréicoles.

 
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